Tout ceux qui ont regardé les deux dernières sorties de l'équipe de France ne me contrediront certainement pas : Yoann Gourcuff est de retour !
Après avoir signé deux bonnes prestations et ses deux premiers buts de la saison en faveur de l'équipe de France, le breton a fait coup double : Confirmer (s'il le fallait encore) qu'il est indispensable de compter sur Yoann Gourcuff pour la reconstruction de l'équipe nationale. Et surtout que l'OL pourra s'appuyer sur sa recrue phare de l'été pour lancer véritablement sa saison.
Interrogé par le quotidien Le Progrès, l'ancien bordelais est revenu tout d'abord sur ses derniers jours passés sous le maillot tricolore : "On a pris la première place de notre groupe, et on peut donc parler de dix jours très positifs passés ensemble. Quand on pousse un peu l’analyse, dans le contenu, l’équipe se cherche encore et peut s’améliorer, mais la difficulté pour une sélection c’est de mettre un collectif en place, de trouver des automatismes et une idée de jeu. Je n’ai joué qu’un quart d’heure lors du premier match, et 90 minutes face au Luxembourg. C’était intéressant, mais je suis capable de mieux faire. C’est néanmoins un plaisir d’avoir pu être décisif, je sais que les gens sont attentifs à cela."
Si le soleil commence à revenir du côté de Clairefontaine, la brume stagne toujours du côté du Rhône. Un constat sur lequel Yoann se veut confiant : "Il n’y a pas de logique. Certains matches se sont joués sur des détails, des faits d’arbitrage nous ont été défavorables aussi. Aujourd’hui, on a ce classement, mais cela peut s’inverser, le championnat est très long, et rien n’est encore défini. On s’est mis en situation compliquée, mais on est capable de réussir une série intéressante. Il ne faut pas paniquer et rester lucide pour sortir de ce passage difficile. [...} L’OL n’était pas très bien classé non plus avant que j’arrive, donc je savais que ce serait difficile, mais il faut aussi voir les points positifs. Pour l’instant, on a bien démarré en Ligue des Champions. C’est une compétition importante pour le club, mais si on veut la rejouer la saison prochaine, il faut réussir en championnat, retrouver ce brin de réussite qui nous fuit. Quant à moi, je n’ai pas encore été forcément décisif, mais j’ai été à l’origine de quelques bonnes actions, et je suis assez content de mes matches, même si je peux faire beaucoup mieux. Mes qualités, mon registre font que je peux faire jouer l’équipe, mais j’ai aussi besoin de l’équipe".
Le lyonnais ne pouvait en revanche pas échappé à la question du coach : "Je ne sais pas ce qui s’est passé les saisons précédentes pour en arriver là. Les banderoles en ville? C’était étonnant oui… Tout cela joue contre l’équipe aussi. Personnellement je n’ai rien à lui reprocher et je ne sais pas d’où vient cet acharnement. Le fait de critiquer l’entraîneur n’empêche pas la responsabilisation des joueurs. Moi j’ai toujours été très exigeant avec moi-même et avec les autres. Le coach fait tout pour former une équipe compétitive, mais ce sont les joueurs qui sont sur le terrain".
Mais si forcément le néo-Gone se devait d'être vague concernant Claude Puel, il n'a en revanche pas hésité à défendre son ami Jérémy Toulalan : "Je le trouve bien. Il n’est pas retenu en équipe de France, mais il y a de bons joueurs aussi à son poste, et des choix ont été faits par le sélectionneur. Mais c’est un très bon footballeur, il faut juste qu’on le laisse un peu tranquille, qu’on le laisse jouer avec son club, qu’il prenne du plaisir. Au quotidien, il est comme moi, discret et réservé. Quand on a beaucoup parlé de lui dans les médias ces derniers temps, je sais que ça ne lui plaisait pas, parce que ce n’est pas ce qu’il recherche. Il existe un vrai décalage entre ce qu’il est et ce que l’on dit de lui. Si certains ont besoin de la reconnaissance des médias, ce n’est pas son cas."

